Bombe, casque, bombe d’équitation : on parle toujours du même objet, et c’est la seule pièce d’équipement que personne ne devrait négliger. Un cheval peut se cabrer, glisser ou faire un écart. Une chute à un ou deux mètres du sol suffit à blesser sérieusement la tête. Voici comment choisir la vôtre sans vous perdre dans les rayons.
Bombe ou casque, une question de vocabulaire
En France, les cavaliers disent « bombe », le mot que vous entendrez au club comme en magasin. « Casque » est le terme général, et on le retrouve plus souvent sur les étiquettes et dans les règlements. Il n’y a pas de différence de protection entre les deux. Ce qui compte, c’est que la bombe soit conçue pour l’équitation. Un casque de vélo ne convient pas : il est pensé pour d’autres chocs et ne couvre pas la nuque comme le fait un modèle équestre. En compétition, le règlement fédéral impose de toute façon un casque homologué.
La norme à chercher sur l’étiquette
Une bombe homologuée porte une norme inscrite à l’intérieur ou sur l’emballage. Vous croiserez surtout VG1 01.040 2014-12, qui est la mention la plus répandue sur les modèles vendus en France. D’autres normes existent et sont reconnues, comme PAS 015 ou ASTM F1163, parfois cumulées sur un même casque. Le marquage CE doit aussi figurer. Les normes évoluent, donc demandez au vendeur de confirmer que le modèle correspond bien à ce que votre club ou votre fédération exige.
Trouver la bonne taille
Une bombe trop grande bouge et ne protège pas comme elle le devrait. Mesurez votre tête avec un mètre ruban de couturière, juste au-dessus des sourcils et des oreilles, puis comparez avec le tableau du fabricant, car les tailles varient d’une marque à l’autre. À l’essayage, le casque doit tenir sans serrer au point de faire mal. Secouez la tête de haut en bas, puis de gauche à droite : il ne doit pas glisser ni se décaler sur le front. Bouclez la jugulaire, qui doit être ajustée pour que vous puissiez glisser un doigt entre elle et le menton.
Les enfants ont des modèles à leur taille, avec une molette de réglage pour suivre la croissance. Une bombe d’adulte trop grande n’est pas une solution. Pour les femmes qui ont une natte ou un chignon, certains modèles offrent une encoche à l’arrière.
Ventilation, poids et confort
Une bombe qu’on supporte mal finit au fond du sac. Les ouvertures dans la coque laissent passer l’air, ce que l’on apprécie l’été en séance de plus d’une heure. Les mousses intérieures amovibles se lavent, ce qui règle le problème de la transpiration. Le poids joue sur la fatigue du cou : un casque léger se fait oublier, un modèle lourd tire sur la nuque au bout d’un moment. Essayez-en plusieurs, car deux casques de même taille ne s’ajustent pas de la même façon selon la forme de la tête.
Choisir selon sa pratique
Pour la balade et le travail à plat, un modèle simple, bien ventilé, suffit. En dressage, beaucoup de cavaliers choisissent une bombe plus ajustée et sobre, parfois décorée. En saut d’obstacles et en cross, on s’oriente plutôt vers un modèle solide, avec une visière ou une protection renforcée à l’arrière. Si vous pratiquez le cross, une protection corporelle complète l’ensemble, comme le décrit notre article sur le gilet airbag.
Prix et marques
Les prix vont d’une trentaine d’euros pour un modèle d’entrée de gamme à plus de trois cents pour les casques les plus légers et les plus travaillés. Ce sont des ordres de grandeur, car les tarifs changent d’une saison à l’autre. Parmi les marques courantes, on trouve Fouganza (la marque équestre de Decathlon), KEP, GPA, Samshield, Antares, Uvex ou encore Casco. Je ne les classe pas : le meilleur casque est celui qui est homologué et qui vous va. Une bombe à prix modeste bien ajustée protège mieux qu’un modèle coûteux trop grand.
Si vous débutez, détail de l’équipement de base dans notre guide sur l’équipement pour débuter l’équitation.
Entretien et durée de vie
Essuyez la coque avec un chiffon humide, lavez les mousses selon les consignes du fabricant, et laissez sécher à l’air libre, loin d’un radiateur. Ne laissez pas la bombe dans une voiture au soleil. La matière qui absorbe les chocs vieillit, c’est pourquoi les fabricants recommandent généralement de la remplacer au bout de quelques années, souvent cinq. Remplacez-la aussi après une chute, même si la coque paraît intacte, car les dégâts internes ne se voient pas. Pour la même raison, une bombe d’occasion est à éviter : vous ne savez pas ce qu’elle a subi.
Questions fréquentes
Peut-on monter avec un casque de vélo ? Non. Il n’est pas conçu pour les chutes de cheval et ne respecte pas les normes équestres.
Faut-il une bombe différente pour un enfant ? Oui, un modèle de taille enfant, avec un réglage qui permet de l’ajuster correctement.
Une bombe de couleur ou à paillettes est-elle aussi sûre ? Oui, à condition qu’elle soit homologuée. La décoration ne change pas la protection, mais il vaut mieux ne rien coller ou percer soi-même sur la coque.
Quand remplacer sa bombe ? Après une chute, quand elle est fissurée ou que les mousses et les sangles sont usées, et au bout de quelques années d’usage selon la consigne du fabricant.
Une bombe d’occasion est-elle une bonne affaire ? Non, car on ne peut pas vérifier si elle a déjà subi un choc.
Comment bien régler la jugulaire ? Elle doit être ajustée sans gêner la déglutition, avec la place d’un doigt entre la sangle et le menton, et le casque ne doit pas bouger quand vous secouez la tête.
