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L’achat d’un cheval de compétition, même en hobby horse, représente un investissement. Cependant, la fabrication artisanale offre une satisfaction incomparable. Vous créez bien plus qu’un objet sportif. Vous donnez naissance à un partenaire unique. De nombreux champions finlandais montent leurs propres créations. Ils adaptent ainsi parfaitement le poids et la forme à leur style de monte. Fabriquer un hobby horse de haut niveau demande de la rigueur. Cela exige aussi un certain savoir-faire manuel. Ce guide vous accompagne dans cette démarche d’excellence artisanale.

Le choix stratégique des matériaux

La qualité de votre cheval dépendra directement de vos matières premières. Oubliez les tissus bas de gamme. Une monture de compétition subit des chocs violents. Elle affronte la transpiration et la poussière des carrières. La durabilité doit être votre priorité absolue.

Le tissu « Velboa » reste la référence incontournable. Ce textile à poils ras imite parfaitement la robe d’un équidé. Il est doux au toucher mais très résistant. Il ne se déforme pas lors du rembourrage. Vous pouvez aussi opter pour de la fausse fourrure de qualité. Attention toutefois à l’épaisseur. Une fourrure trop dense alourdira la tête inutilement.

Le choix du bâton est tout aussi critique. Le bois de hêtre est souvent trop lourd. Privilégiez le bois de bouleau ou de pin. Il doit être poncé avec soin. Le diamètre idéal se situe entre 15 et 20 millimètres. Cela assure une bonne prise en main sans fatiguer les doigts. La longueur dépendra de votre taille.

Pour le rembourrage, la ouate de polyester cardée est idéale. Elle offre un volume ferme et léger. Évitez absolument le coton hydrophile ou les vieux tissus. Ils créent des boules et déséquilibrent la tête. La répartition du poids doit être homogène.

L’élaboration du patron et le design

Le dessin du profil détermine le caractère de votre cheval. Inspirez-vous de vraies photos de chevaux. Observez la courbe de l’encolure. Étudiez la finesse du chanfrein. Un cheval de saut d’obstacles aura souvent une allure plus sportive. Un cheval de dressage pourra avoir une encolure plus ronde.

Tracez votre forme sur du papier kraft ou cartonné. N’oubliez pas d’ajouter une marge de couture d’un centimètre. Soyez généreux sur la longueur du cou. Il vaut mieux en avoir trop que pas assez. La base du cou doit être suffisamment large. Elle devra accueillir le bâton et le rembourrage sans craquer.

Marquez l’emplacement des oreilles et des yeux sur le patron. Cela vous aidera lors de l’assemblage final. Pensez aussi à la « bande centrale ». C’est la pièce de tissu qui donne de la largeur à la tête. Elle part du museau et remonte entre les oreilles. Sa largeur définit la finesse de la tête de face.

La découpe et l’assemblage des tissus

Posez votre patron sur l’envers du tissu. Le sens du poil est crucial. Il doit aller du haut vers le bas. Caressez le tissu pour vérifier. Si le poil remonte, le rendu sera étrange. Tracez les contours avec une craie de tailleur.

Découpez les deux profils et la bande centrale. Utilisez des ciseaux de couture bien aiguisés. La netteté de la coupe facilite l’assemblage. Épinglez les pièces endroit contre endroit. Prenez votre temps pour cette étape. Les épingles doivent être rapprochées pour éviter tout glissement.

La couture demande une grande solidité. Utilisez un fil de polyester renforcé. Réglez votre machine sur un point droit serré. Piquez lentement pour bien suivre les courbes. Renforcez les zones de tension par un point arrière. Le bout du nez et la base du cou sont des zones fragiles.

Si vous cousez à la main, utilisez le point arrière. C’est le point manuel le plus solide. Il imite la couture machine. Tirez bien sur votre fil à chaque point. Aucune maille ne doit apparaître sur l’endroit. Retournez ensuite l’ouvrage délicatement. Utilisez une baguette chinoise pour bien former les oreilles.

L’art complexe du rembourrage

C’est ici que votre cheval prend vie. Cette étape est physique et longue. Commencez par insérer fermement la ouate dans le museau. Tassez fort pour éviter les plis du tissu. Le bout du nez doit être dur comme une balle de tennis.

Remontez progressivement vers les joues. Vérifiez la symétrie à chaque poignée ajoutée. Une joue plus grosse que l’autre déséquilibrera le cheval. N’oubliez pas de rembourrer la bande centrale. Le front doit être plat et régulier.

Laissez le bas du cou vide pour l’instant. Vous devez d’abord fixer le bâton. Cette technique assure une meilleure stabilité. Un cheval mal rembourré vieillira mal. La ouate finira par s’affaisser avec les sauts répétés. Soyez intransigeant sur la densité du remplissage.

La fixation sécurisée du bâton

La liaison entre le bâton et la tête est le point critique. Une tête qui tourne est éliminatoire en compétition. Préparez votre bâton en amont. Enroulez du tissu ou de la mousse sur l’extrémité supérieure. Cela empêchera le bois de percer le tissu de la tête.

Insérez le bâton bien au fond, jusqu’à la nuque. Il doit être calé contre le rembourrage supérieur. Complétez le rembourrage autour du bâton. Tassez la ouate tout autour du bois. Le bâton doit être prisonnier de la matière.

Utilisez un fil de lin très résistant pour fermer le bas. Cousez le tissu directement autour du bois. Serrez le plus fort possible. Certains créateurs ajoutent de la colle forte sur le bois avant de serrer. Sécurisez le tout avec plusieurs tours de ruban adhésif solide. Recouvrez ensuite cette zone avec un morceau de tissu propre.

Le regard et les expressions

L’expression du cheval passe par ses yeux et ses naseaux. Le feutre est une technique de base. Pour la compétition, préférez le similicuir ou la feutrine. Découpez des formes d’yeux réalistes. Superposez les couches pour donner du relief.

Un fond noir, un iris marron et un reflet blanc. C’est la recette d’un regard vivant. Collez ces éléments avec une colle textile puissante. Vous pouvez aussi les coudre pour plus de durabilité. Placez-les de part et d’autre de la tête. Vérifiez leur alignement de face.

Les naseaux donnent du caractère. Vous pouvez les créer en relief. Cousez un petit boudin de tissu en forme de croissant. Fixez-le sur le bout du nez. Ombrez l’intérieur avec de la peinture textile ou du pastel sec. Cela ajoute une profondeur réaliste saisissante.

La crinière : volume et mouvement

La crinière apporte la touche finale. Le choix de la laine influence le style. Une laine épaisse donnera un aspect rustique. Une laine fine offrira un rendu plus élégant. Coupez des centaines de brins de la même longueur.

La méthode du point de nœud est la plus solide. Passez le brin de laine à travers le tissu de l’encolure. Faites un double nœud serré. Répétez l’opération sur toute la ligne du dos. Commencez entre les oreilles pour faire le toupet. Descendez jusqu’au garrot.

Pour un effet naturel, brossez la laine. Utilisez une brosse pour animaux. Cela sépare les fibres et crée un volume impressionnant. Vous pourrez ensuite tresser votre cheval avant les épreuves. Les pions cousus sont très appréciés en dressage. Ils dégagent l’encolure et montrent la ligne du cou.

L’équipement et le harnachement

Votre cheval est né. Il lui faut maintenant son équipement. Le bridon se fabrique avec des lanières de cuir ou de similicuir. La largeur des lanières doit être proportionnelle à la tête. Des lanières trop larges alourdissent le visuel.

Utilisez de vraies boucles miniatures. On en trouve dans les rayons de loisirs créatifs. Le mors peut être fabriqué avec du fil de fer épais ou des anneaux de porte-clés. Assemblez les montants, la muserolle et le frontal.

Ajustez parfaitement le filet à la tête. Il ne doit pas bouger pendant la course. Ajoutez des rênes solides. Elles sont votre lien avec le cheval. Optez pour une matière antidérapante ou du cuir tressé. La prise en main doit être sûre, même avec des mains moites.

Finitions et équilibrage du hobby horse fabrication maison

Prenez du recul. Observez votre création. Ajoutez des ombres au pastel gras autour des yeux et du museau. Cela accentue le réalisme. Vérifiez le poids total.

Testez le cheval en mouvement. Courez quelques mètres. Sautez un petit obstacle. La tête doit rester fixe. Le bâton ne doit pas heurter vos jambes. Si la tête penche trop en avant, le bâton est peut-être mal positionné.

Si tout est parfait, baptisez votre monture. Donnez-lui un nom de scène. Inscrivez-le sur une étiquette discrète cousue à la base. Vous voilà prêt à entrer en piste. Vous avez entre les mains une pièce unique. Elle est le fruit de votre travail et de votre passion.


FAQ : Les secrets de fabrication du « cheval bâton » hobby horse

Quel est le poids idéal pour un cheval de compétition ?

Visez un poids compris entre 400 et 600 grammes. Au-delà, le cheval devient fatigant pour les bras sur la durée.

Peut-on laver un hobby horse fabrication maison ?

Le lavage en machine est interdit. Il déformerait le rembourrage. Nettoyez les taches en surface avec une éponge humide.

Quelle longueur de bâton laisser dépasser ?

Laissez environ 40 à 50 cm de bâton apparent. Trop long, il gêne les genoux. Trop court, il force à courber le dos.

Comment faire tenir les oreilles droites ?

Insérez un morceau de plastique rigide ou de toile thermocollante épaisse à l’intérieur de l’oreille avant de coudre.

Quel type de fil utiliser pour la crinière ?

La laine acrylique est la plus courante et la plus légère. Le coton est plus lourd et se tient moins bien au vent.

Peut-on utiliser de la colle chaude pour l’assemblage ?

Évitez la colle chaude pour les parties structurelles. Elle durcit et peut se décoller avec la transpiration ou le froid.

Combien de temps faut-il pour fabriquer un cheval de hobby horse ?

Comptez entre 10 et 20 heures de travail pour un modèle de haute qualité avec des finitions soignées.

Où trouver des patrons gratuits ?

De nombreux créateurs partagent leurs patrons sur des blogs spécialisés ou des groupes Facebook dédiés au hobby horsing.