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Les boxes doivent être propres et bien ventilés.

La paille constitue un élément familier dans l’univers équestre. Vous la voyez former des lits dorés dans les boxes ou être mâchonnée patiemment par les chevaux. Elle joue un double rôle essentiel : celui de litière confortable et celui de complément alimentaire fibreux. Toutefois, tous les types de paille ne se valent pas. Un mauvais choix ou une mauvaise utilisation peut entraîner des problèmes de santé pour votre compagnon. Ce guide vous aide à y voir plus clair. Vous apprendrez à sélectionner la meilleure paille et à l’utiliser judicieusement pour garantir le bien-être de votre cheval.

La paille, plus qu’une simple litière

Vous utilisez principalement la paille comme litière pour le confort de votre cheval. Elle offre une couche isolante et absorbante qui garde le box plus propre et plus sec. Un lit de paille épais incite également le cheval à se coucher. Cela favorise son repos et sa récupération musculaire. Au-delà de ce rôle de couchage, la paille représente une source de fourrage. Les chevaux ont un besoin instinctif de mastiquer pendant de longues heures. Grignoter de la paille occupe leur esprit et soutient leur système digestif. Cela limite l’ennui au box et prévient les comportements indésirables comme les tics.

Les différents types de paille pour vos chevaux

Le choix de la paille influence directement la santé et le confort de votre animal. Chaque type de céréale produit une paille avec des caractéristiques spécifiques. Vous devez les connaître pour faire un choix éclairé.

La paille de blé, la plus courante

La paille de blé est de loin la plus utilisée dans les écuries. Vous l’appréciez pour son excellent pouvoir absorbant et sa structure rigide. Ces qualités permettent de former une litière durable et confortable. Sa valeur nutritive est très faible. C’est un avantage pour les chevaux qui ne doivent pas prendre de poids. Ils peuvent la grignoter sans risquer un apport calorique excessif. Veillez cependant à sa qualité. Une paille de blé poussiéreuse ou moisie peut causer des troubles respiratoires et digestifs.

La paille d’orge, plus tendre mais à surveiller

La paille d’orge est plus tendre et plus souple que celle de blé. Certains chevaux la préfèrent pour son confort. Elle est également un peu plus appétente. Soyez vigilant concernant les barbes, ces petites pointes rigides qui subsistent parfois sur les tiges. Elles peuvent irriter la bouche et les gencives de votre cheval. Nous vous conseillons de vérifier attentivement la paille d’orge avant de la distribuer. Assurez-vous qu’elle a été récoltée après une pleine maturité pour minimiser ce risque.

La paille d’avoine, la plus appétente

La paille d’avoine est la plus savoureuse de toutes. Les chevaux la consomment avec grand plaisir. Cette appétence peut toutefois devenir un inconvénient. Votre cheval pourrait en manger de très grandes quantités, au détriment de son foin. Cela peut déséquilibrer sa ration et potentiellement surcharger son système digestif. Vous l’utiliserez donc avec parcimonie, surtout pour des chevaux sujets à l’embonpoint ou qualifiés de « gloutons ». Elle reste une excellente option pour stimuler l’appétit d’un cheval convalescent.

Utiliser la paille dans l’alimentation du cheval

Intégrer la paille à la ration de votre cheval peut être bénéfique, à condition de respecter certaines règles. Elle ne doit jamais remplacer le foin, qui reste la base de son alimentation. La paille est un complément de lest. Elle apporte des fibres longues qui stimulent la mastication et le transit.

Pour les chevaux en surpoids ou atteints de troubles métaboliques comme le SME ou la maladie de Cushing, la paille est intéressante. Elle leur permet de satisfaire leur besoin de mâcher sans consommer trop de sucres ou d’amidon. Vous pouvez par exemple mélanger une petite quantité de paille de blé de très haute qualité à leur ration de foin. Cette pratique ralentit l’ingestion et prolonge le temps d’alimentation. Introduisez toujours la paille très progressivement dans le régime alimentaire. Laissez le système digestif de votre cheval s’adapter en douceur.

Les dangers potentiels de la paille et comment les éviter

Malgré ses avantages, la paille présente des risques si vous ne la choisissez pas avec soin. La vigilance est votre meilleure alliée pour protéger la santé de votre monture.

Les risques de coliques d’impaction

Une paille de mauvaise qualité, dure et peu digestible, peut provoquer des coliques d’impaction. Le système digestif du cheval peine à la dégrader. Cela peut créer un bouchon, le plus souvent dans le gros intestin. Pour limiter ce risque, ne proposez que de la paille tendre et de qualité supérieure. Assurez-vous également que votre cheval ait un accès constant à de l’eau fraîche et propre. Une bonne hydratation est cruciale pour le bon fonctionnement du transit.

La menace des mycotoxines et des moisissures

Le stockage de la paille est une étape critique. Une paille humide ou mal ventilée développe rapidement des moisissures. Ces champignons produisent des toxines dangereuses, les mycotoxines. L’ingestion ou l’inhalation de ces substances peut causer de graves problèmes de santé : troubles hépatiques, problèmes respiratoires, baisse de l’immunité ou encore troubles neurologiques. Vous devez stocker votre paille dans un endroit sec, à l’abri de la pluie et bien aéré.

La poussière et les troubles respiratoires

La poussière est l’ennemi numéro un des voies respiratoires du cheval. Une litière de paille poussiéreuse dégrade la qualité de l’air dans le box. Votre cheval inhale en permanence ces particules fines. Cela irrite ses poumons et peut déclencher ou aggraver des maladies comme l’asthme équin. Secouez toujours la paille à l’extérieur du box avant de l’étaler. Si elle vous semble trop poussiéreuse, vous pouvez légèrement l’humidifier avec un arrosoir pour plaquer les particules au sol.

Comment choisir une paille de qualité irréprochable ?

Faites confiance à vos sens pour évaluer la qualité d’une botte de paille. Un examen attentif vous donnera de précieuses indications.

  • La vue : Une bonne paille arbore une belle couleur dorée et brillante. Méfiez-vous des zones sombres, grises ou noires, qui signalent la présence de moisissures. Les brins doivent être longs et intacts.
  • L’odorat : Plongez votre nez dans la botte. Elle doit dégager une odeur fraîche et agréable, rappelant les moissons. Toute odeur de moisi, de renfermé ou de terre doit vous alerter immédiatement.
  • Le toucher : La paille doit être sèche et craquante sous les doigts. Si elle vous semble humide, lourde ou anormalement froide, c’est qu’elle a pris l’humidité. Écartez-la sans hésiter.

Un bon stockage est la clé pour conserver ces qualités. Surélevez vos bottes de paille sur des palettes. Cela permet à l’air de circuler en dessous et empêche l’humidité du sol de remonter.

En conclusion, la paille est une ressource précieuse pour tout propriétaire de cheval. Elle offre confort, occupation et complément de fibres. Votre rôle est de la choisir avec discernement et de l’utiliser à bon escient. En privilégiant une paille de haute qualité et en restant attentif aux signaux que vous envoie votre cheval, vous ferez de cet élément simple un véritable atout pour son bien-être au quotidien.


FAQ – Questions fréquentes sur la paille pour chevaux

1. Tous les chevaux peuvent-ils manger de la paille ?

Non, les chevaux ayant des dents abîmées ou des problèmes digestifs chroniques devraient éviter de consommer de la paille, qui est plus difficile à mastiquer et à digérer que le foin. Surveillez toujours la réaction de votre cheval.

2. Quelle est la différence fondamentale entre le foin et la paille ?

Le foin est de l’herbe ou une légumineuse fauchée et séchée. C’est un aliment riche en nutriments. La paille est la tige sèche d’une céréale (blé, orge…) après la récolte des grains. Elle est très pauvre en nutriments et sert surtout de fibre et de litière.

3. Quelle quantité de paille puis-je donner à mon cheval ?

La paille doit rester un complément. Elle ne devrait pas représenter plus de 25-30% de la ration totale de fourrage. Le foin doit rester l’aliment principal. Pour un cheval au régime, cela peut être un outil, mais toujours sous surveillance.

4. Une paille poussiéreuse est-elle vraiment si néfaste ?

Oui, absolument. La poussière contient des spores de moisissures et des allergènes qui irritent gravement l’appareil respiratoire du cheval, pouvant mener à des maladies chroniques comme l’asthme équin (emphysème).

Encore à savoir sur la paille de nos chevaux

5. Comment introduire la paille dans l’alimentation de mon cheval ?

Procédez très lentement. Commencez par mélanger une toute petite poignée de paille de qualité à sa ration de foin. Augmentez la quantité sur plusieurs semaines, en surveillant attentivement ses crottins et son état général.

6. Puis-je utiliser de la vieille paille de mon potager pour le box ?

Non, il est fortement déconseillé de le faire. La paille utilisée au jardin a été exposée à l’humidité, aux insectes et potentiellement à des champignons du sol. Le risque de moisissures et de mycotoxines est bien trop élevé pour votre cheval.

7. Comment reconnaître une paille moisie ?

Une paille moisie a une odeur de renfermé ou de champignon. Elle peut présenter des zones compactes, des taches noires ou blanchâtres et dégager un nuage de poussière suspect lorsque vous la secouez. Au toucher, elle peut sembler humide ou lourde.

8. Quelles sont les meilleures alternatives à la paille comme litière ?

Si votre cheval est sensible à la poussière, vous pouvez opter pour des litières alternatives. Les copeaux de bois dépoussiérés, la litière de lin ou la litière de chanvre sont d’excellentes options, très absorbantes et moins volatiles.