You are currently viewing Mors double brisure et confort du cheval

Le choix de l’embouchure détermine la qualité de la communication avec votre cheval. Cette pièce de métal ou de résine qu’est le mors transmet vos demandes. Elle doit respecter l’anatomie de la bouche équine. Le mors double brisure s’impose aujourd’hui comme une référence. Il allie technicité et respect du cheval. Les cavaliers de toutes disciplines l’adoptent. Comprenez son mécanisme pour mieux l’utiliser.

Une révolution dans la bouche du cheval

L’équitation moderne cherche avant tout la décontraction. Le matériel évolue dans ce sens. Le mors double brisure répond à cette exigence de confort. Il se distingue nettement du mors simple. Observez sa structure particulière.

Il se compose de trois parties distinctes. Deux canons latéraux encadrent une pièce centrale. Cette pièce s’appelle souvent une olive ou une plaque. Elle permet une articulation fluide. Le mors épouse ainsi la forme de la langue. Il ne crée pas de pointe rigide.

Le mors simple brisure possède un défaut majeur. On nomme ce défaut l’effet casse-noix. Lors de l’action de main, le mors se plie en deux. La pointe de la brisure remonte vers le palais. Cela provoque une douleur potentielle. Les barres subissent aussi une pression latérale forte.

Le double brisure supprime totalement cet effet. L’articulation centrale distribue la pression. La langue reçoit le contact de manière homogène. Le cheval ne redoute plus l’action de main. Il vient se poser plus volontiers sur le mors. Vous obtenez un contact plus moelleux.

Anatomie et action mécanique

Comprendre l’anatomie interne est crucial. La bouche du cheval est un espace exigu. La langue occupe presque tout l’espace disponible. Le palais peut être plat ou ogival. Les barres sont des zones osseuses sensibles.

Le mors double brisure respecte ces contraintes. La pièce centrale se pose à plat sur la langue. Elle préserve le palais des atteintes douloureuses. C’est essentiel pour les chevaux au palais plat.

Le rôle de la pièce centrale

La forme de cette pièce centrale varie. Elle influence directement le ressenti du cheval. Une olive arrondie offre un contact doux. Elle roule sur la langue sans contrainte. Une plaque elliptique épouse encore mieux la forme linguale.

Certains modèles proposent une pièce centrale rotative. Le cheval peut jouer avec sa langue. Cela favorise la salivation et la décontraction de la mâchoire. On appelle souvent cette pièce le « jouet ».

Soyez vigilant sur la taille de cette olive. Une pièce trop grosse encombre la bouche. Une pièce trop fine peut devenir sévère. Trouvez le juste milieu pour votre monture. Observez la place disponible entre la langue et le palais.

La suppression des pincements

Le mors simple pince parfois les commissures. Les lèvres se coincent dans l’articulation unique. Le double brisure limite considérablement ce risque. Les articulations se situent plus au centre de la bouche. Les commissures restent libres.

Cela évite les blessures involontaires. Un cheval blessé se contracte et se défend. Le confort garantit la disponibilité mentale de l’animal. Vous préservez l’intégrité physique de votre partenaire.

Les matériaux au service de la décontraction

L’acier inoxydable reste le standard classique. Il est durable et neutre en goût. Il ne s’oxyde pas avec le temps. C’est un choix sûr et économique. Cependant, il reste froid au contact.

Les alliages de cuivre gagnent en popularité. Le Cyprium ou l’ Aurigan en sont des exemples. Le cuivre dégage une saveur sucrée par oxydation. Cela incite le cheval à mâchonner. La salivation augmente naturellement.

Le mors se réchauffe aussi plus vite. Un métal chaud est plus agréable en hiver. La décontraction de la mâchoire survient plus rapidement. Le contact devient plus liant.

Les matières synthétiques

Le caoutchouc ou la résine offrent d’autres sensations. Ces matériaux sont plus tendres que le métal. Ils conviennent aux chevaux très sensibles. Ils amortissent les chocs éventuels.

Attention toutefois à leur usure. Un mors en résine peut devenir râpeux. Vérifiez régulièrement l’état de surface des canons. Remplacez l’embouchure à la moindre aspérité tranchante. Les dents du cheval marquent vite ces matières.

Le cuir est une alternative intéressante. Il gonfle avec l’humidité de la bouche. Ainsi, il offre un goût naturel très apprécié. Cependant, il demande un entretien rigoureux après chaque séance.

Adapter le mors à votre cheval

Chaque cheval est unique. Le choix du mors ne s’improvise pas. Analysez le comportement de votre monture au travail. Est-il fuyant ou lourd ? Mâche-t-il son mors ou serre-t-il les dents ?

Le double brisure convient à une grande majorité. Il est idéal pour les jeunes chevaux, notamment parce qu’il rassure par sa stabilité et son confort. Il encourage la prise de contact franche.

Les chevaux au palais bas l’apprécient particulièrement. Ils ne sentent plus de pointe heurter leur voûte palatine. Les chevaux avec une langue épaisse y trouvent aussi leur compte.

Le choix des anneaux

L’effet du mors dépend aussi des anneaux. Le mors double brisure à anneaux libres est le plus courant. Il favorise la décontraction par sa mobilité. Le cheval peut positionner le mors comme il le souhaite.

Les anneaux olives évitent tout pincement des lèvres. Ils offrent un contact plus stable. La direction est légèrement plus précise. C’est un excellent choix pour débuter.

Le mors à aiguilles encadre le bout du nez. Il facilite la direction chez le jeune cheval. Associé à une double brisure, c’est un outil très pédagogique. Il guide sans contraindre fortement.

Le mors Verdun ressemble aux anneaux olives. Sa forme en D offre un appui latéral. Il est souvent utilisé en saut d’obstacles. Il combine précision directionnelle et confort lingual.

L’importance de l’ajustement du mors double brisure

Un mors mal réglé perd son efficacité. Il peut même devenir instrument d’inconfort important. Par conséquent, prenez bien le temps de régler vos montants de filet.

Le mors doit toucher les commissures sans les tirer. Observez les lèvres de votre cheval. Vous devez voir un ou deux petits plis maximum. Trop bas, le mors tape contre les dents. Trop haut, il cisaille la commissure en permanence.

La largeur du mors est tout aussi capitale. Il doit dépasser de 5 mm de chaque côté. Trop court, il pince les lèvres. Trop long, il glisse dans la bouche (effet de scie). Mesurez la bouche de votre cheval avant l’achat.


L’impact sur la locomotion et l’équilibre

L’embouchure influence toute la chaîne musculaire. Une bouche contractée fige l’encolure. Une encolure rigide bloque le dos. Un dos bloqué empêche l’engagement des postérieurs. Tout est lié.

Le mors double brisure favorise le relâchement de l’encolure. Le cheval étend son encolure plus volontiers. Il monte son garrot et tend sa ligne du dessus. La locomotion devient plus ample et déliée.

Vous sentirez la différence dans vos mains. Le contact devient léger mais constant. Le cheval ne pèse plus lourdement. Il ne s’enferme pas non plus pour fuir la douleur. L’équilibre général s’améliore nettement.

Pour quel type de cavalier ?

Cette embouchure pardonne certaines erreurs. Elle est moins punitive qu’un mors simple ou un mors à levier. Elle convient donc aux cavaliers en apprentissage. Une main instable aura moins de conséquences néfastes.

Les cavaliers confirmés l’utilisent pour sa précision. La double brisure permet des actions fines et dissociées. Vous pouvez agir sur une commissure sans perturber l’autre. La communication gagne en subtilité.

C’est un outil de base indispensable. Ayez toujours un mors double brisure dans votre sellerie. Il sert de référence pour évaluer un cheval. Commencez toujours par cette option simple.

Entretenir votre matériel

L’hygiène buccale du cheval est primordiale. Nettoyez votre mors après chaque utilisation. Rincez-le à l’eau claire abondamment. Retirez tous les résidus de nourriture ou d’herbe.

Frottez les articulations centrales avec une brosse. Le sable et la saleté s’y logent facilement. Cela peut gripper le mécanisme rotatif. Une articulation bloquée perd tout son intérêt technique.

Vérifiez l’usure des canons. L’acier peut se rayer avec le temps. Les trous des anneaux peuvent s’ovaliser. Un matériel usé devient coupant ou dangereux. Changez de mors au moindre doute sur son intégrité.

Stockez votre bridon dans un endroit sec. L’humidité attaque certains alliages. Le cuivre vert-de-gris est toxique. Faites briller votre mors régulièrement. C’est un signe de respect envers votre monture.

Les idées reçues à combattre

Certains pensent que ce mors manque d’autorité. C’est une erreur fréquente d’appréciation. Le contrôle ne vient pas de la douleur. Il vient de l’éducation et de la clarté. Un cheval confortable écoute mieux.

On dit parfois qu’il pince la langue. C’est faux si la taille est adaptée. La pièce centrale doit être proportionnée à la bouche. Choisissez une olive anatomique pour éviter ce risque.

Il n’est pas réservé au dressage. Les cavaliers d’obstacles l’utilisent beaucoup. Les randonneurs l’apprécient pour le confort sur la durée. C’est une embouchure polyvalente par excellence.

Conclusion : le choix de la raison

Adopter le mors double brisure est une démarche logique. Vous placez le bien-être du cheval au centre. Vous cherchez une relation harmonieuse et sans contrainte. La technique s’efface au profit du ressenti.

Testez cette embouchure sur votre cheval. Observez ses réactions et sa mastication. Vous constaterez probablement un apaisement rapide. La tension dans les rênes diminuera. Votre équitation gagnera en fluidité et en plaisir.

N’oubliez jamais que la main fait le mors. Même le mors le plus doux devient sévère avec une main dure. Travaillez votre fixité et votre tact. Le mors double brisure sera alors votre meilleur allié.


FAQ : questions fréquentes sur le mors double brisure

Quelle est la différence majeure avec un mors simple ?

Le mors double brisure possède une articulation centrale supplémentaire. Il évite l’effet casse-noix qui pince le palais. Il épouse mieux la forme de la langue.

Comment choisir la bonne taille pour mon cheval ?

Mesurez l’écartement de la bouche avec un mors de mesure. Le mors doit dépasser de 5 mm de chaque côté. Il ne doit pas comprimer les commissures.

Ce mors convient-il aux chevaux forts ?

Oui, s’ils sont forts par défense contre la douleur. Le confort incite souvent le cheval à se relâcher. Pour des chevaux très puissants, associez-le au travail sur le plat.

Quel alliage privilégier pour la salivation ?

Choisissez le cuivre ou des alliages comme le Cyprium. Ils dégagent un goût sucré apprécié des chevaux. Cela encourage la mastication et la décontraction.

Peut-on l’utiliser en compétition de dressage ?

Absolument, le mors double brisure est autorisé en compétition. Vérifiez simplement la composition exacte de l’alliage. Consultez le règlement officiel de votre fédération.

Comment savoir si mon cheval supporte mal la pièce centrale ?

Surveillez une mastication excessive ou une langue sortie. Vérifiez l’absence de blessure sur la langue. Essayez une forme d’olive différente si nécessaire.

Faut-il utiliser des rondelles avec ce mors ?

Les rondelles ne sont pas obligatoires. Utilisez-les si les anneaux pincent les commissures. Elles aident aussi à encadrer les jeunes chevaux.

À quelle fréquence dois-je changer le mors ?

Changez-le dès l’apparition de traces d’usure tranchantes. Pour les mors en résine, surveillez les marques de dents. Un mors métallique dure plusieurs années.